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Journée de fouilles sur l’oppidum de Saint-Blaise

vendredi 3 juin 2016, par Mezzoud

Jeudi 19 mai, nos archéologues en herbe, armés de truelles et de sceaux sont partis à la découverte de l’oppidum de Saint-Blaise, avec leurs professeurs de latin et d’histoire.

Jeudi 19 mai, nous partons à 8h du collège et arrivons à 9h30 sur le site de Saint-Blaise.
En montant pour y accéder, nous apercevons des étangs roses (la guide nous expliquera plus tard que cette couleur est due à des crevettes minuscules).
Arrivés à l’entrée du site archéologique, nous rencontrons notre guide, Marie. Elle nous présente rapidement le site : il a été révélé par les fouilles de l’archéologue Henri Rolland en 1935 et ses dimensions sont égales à cinq terrains de football !
Nous commençons la visite.

Tout d’abord, nous nous arrêtons face à une carrière de pierres gauloise qui nous montre que les murs des remparts étaient formés de pierres locales. A côté, dans une vitrine, nous observons une copie des archives de découvertes d’Henri Rolland sur le site.

Nous avançons un peu et nous nous retrouvons devant deux remparts superposés. Le plus bas, est formé de pierres très régulières marquées de lettres grecques. C’est ce qu’on appelle le "rempart grec". On voit le contraste de construction par rapport au mur qui se trouve au-dessus, formé de pierres irrégulières placées de façon aléatoires : c’est un rempart datant du Moyen-Âge. Par-dessus ces remparts, se trouve un borie (une cabane de berger) datant du XVIIIe siècle.

Nous continuons notre visite et apercevons des gouttières gauloises. Nous arrivons face à deux ouvertures dans les remparts gaulois, ce sont les différentes entrées. La première est l’entrée piétonne : en haut d’un escalier, elle est très étroite pour pouvoir être fermée rapidement. La seconde est l’entrée des charrettes : plus large, mais étrangement fermée par un mur quelques mètres plus loin. Qu’est-ce que cet étrange mur ? A quoi servait-il ? Et que fait-il là ? Marie nous explique alors que ce mur n’existait pas à l’époque gauloise, c’est simplement un reste des fondations d’une église du Moyen-Âge dont nous pouvons deviner la nef et le choeur.

Nous passons les remparts et nous arrêtons à nouveau. Nous pouvons apercevoir des fondations de maisons. Elles sont très rapprochées les unes des autres et sont réunies autour de la voie centrale. Nous pouvons même voir la plus vieille maison du site !
De notre point de vue, nous pouvons voir une nécropole avec des tombeaux rupestres (c’est-à-dire creusés dans la pierre) et une très grande bergerie du XVIIIe siècle.

C’est désormais l’heure de prendre notre pause déjeuner avant les activités de l’après-midi !

L’après-midi, nous sommes allés dans la partie du site de Saint-Blaise où se trouve la nécropole. Nous avons analysé et nettoyé une tombe.

Les huit troisièmes latinistes formaient un même groupe. Nous avons dû choisir une tombe, la repérer sur une carte et ensuite l’analyser. Nous avons eu une tombe trapézoïdale. Il y avait un aménagement intérieur, car il y avait un coussin pour poser la tête du défunt.

Paul, archéologue passionné, nous a ensuite donné des astuces pour bien nettoyer une tombe. La tombe dont nous nous occupions était un tombeau sacré, qui possédait une trou sur le côté, pour faire passer de l’huile. Avec Paul, nous avons émis des hypothèses sur ce tombeau et sa nature ; après plusieurs suppositions, nous avons posé des questions à Marie, qui y a répondu.

Article rédigé par LABOREL Elsa, MEFFRE Maëlys, MICHEL Anaïs

 
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